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Quand deux univers se rencontrent, ils ont le choix de s'ignorer, se combattre, ou chercher à se connaître mieux pour s'enrichir l'un de l'autre. Souvent ce n'est pas simple. Parfois c'est une évidence. Et puis il arrive aussi qu'il y ait comme de la magie à l'intersection, qu'à la convergence des forces naisse quelque chose qui n'existait pas avant, dans les individualités séparées. 

En ces lignes, deux artistes aux univers différents - Tilk / Fernando Bronchal et Faux rêveur / Michel Bosseaux - poursuivent au grand jour un dialogue poétique régulier, déjà entamé ailleurs, mais qui méritait son propre espace pour pouvoir s'épanouir, et peut-être devenir à son échelle un univers indépendant... mais avant tout des unis-vers (poème double, un poème de Michel répondant à un de Fernando ), et donc de la poésie. Puisse-t-elle vous plaîre, vous donner l'envie de revenir y goûter jour après jour, et l'envie aussi de partager vos ressentis... car sa seule réalité est toute entière dans le partage...

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Samedi 4 octobre 2008

Mes doigts
Loin de ma main
Dans l'errance
A la croisée

Ma main
Loin de mon bras
Dans une autre errance
Sur un chemin
Ardu

Mon bras
Loin de mon corps
Sans but
A la périphérie

Mon corps
De ci de là
A la recherche
Du noyau

Et ma parole
Chevauchant
L'écho du vent
Qui tente
De faire le lien










Tout cela
chaque brin de moi
m'écartèle
de désirs contraires

d'improbables
irrésistibles élans
mille errances
au bout qui ne font
pas le moindre chemin

en pleine jungle
je trace ma route
comme je le peux
à la périphérie

de ce qu'il faudrait
être penser désirer
à la recherche
d'un équilibre instable

entre le monde
mes désirs, moi
et puis là-bas, sur ce chemin
que je ne comprends pas toujours,
aussi toi

Mes doigts
désirent ta peau Ma main
les suit Le bras
accompagne le mouvement
Le corps avance et le monde
devra bien s'adapter

Pour être soi il faut savoir l'ignorer.


 

Publié dans : Nous-mêmes - Communauté : Poé-vie
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