Texte Libre

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Quand deux univers se rencontrent, ils ont le choix de s'ignorer, se combattre, ou chercher à se connaître mieux pour s'enrichir l'un de l'autre. Souvent ce n'est pas simple. Parfois c'est une évidence. Et puis il arrive aussi qu'il y ait comme de la magie à l'intersection, qu'à la convergence des forces naisse quelque chose qui n'existait pas avant, dans les individualités séparées. 

En ces lignes, deux artistes aux univers différents - Tilk / Fernando Bronchal et Faux rêveur / Michel Bosseaux - poursuivent au grand jour un dialogue poétique régulier, déjà entamé ailleurs, mais qui méritait son propre espace pour pouvoir s'épanouir, et peut-être devenir à son échelle un univers indépendant... mais avant tout des unis-vers (poème double, un poème de Michel répondant à un de Fernando ), et donc de la poésie. Puisse-t-elle vous plaîre, vous donner l'envie de revenir y goûter jour après jour, et l'envie aussi de partager vos ressentis... car sa seule réalité est toute entière dans le partage...

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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 11:00

Le matin

J'enfile

             Mon armure

 

Pour

que

rien

Ne

sorte

de

moi

 

Et j'invente

Un itinéraire

Bis

Pour éviter

                Leur froid

 

Le soir
je crie

(ou j'écris)


Et s'ils savaient alors
les mots qui me viennent s'ils savaient
         la violence


mais bien sûr
je suis bête ils
ne pourraient pas
ne voudraient pas
comprendre Ils
ne se douteraient même pas
que je pourrais, pauvre
de moi, avoir
quelque chose à dire


Ca n'empêche pas les mots
ça n'empêche pas ma voix
de sortir de ses gonds
ça ne me dévie pas plus
        du but


Ce soir j'écris
et demain matin
vous serez là



Publié dans : Nous-mêmes - Communauté : Poé-vie
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 14:10
Terrible
Le temps qui passe
Et qui me rudoie

Terrible
Le temps qui passe
Assis sur ce banc

Terrible
Le temps qui passe
Et la distance entre nous

Terrible
Toi là bas
Et moi sur ce banc

Terrible
Ni le soleil
Ni les fleurs

Ne pourrons
Te remplacer
Sur ce banc


Mais le plus terrible
est que je n'ai pas cherché
à t'y remplacer

Sur ce banc, c'est seulement
le temps qui a passé
je suis resté assis

puis, terrible
le premier pas, bien plus tard
a creusé la distance

quand j'espérais encore
qu'elle s'efface en un souffle
et qu'ensemble on oublie ce banc

je ne le pourrai jamais, terrible
je n'y suis plus assis pourtant
mais un fragment m'a quitté

un fragment de moi, resté
à t'attendre malgré tout

moi j'ai reconstruis malgré nous.

Publié dans : Rupture(s) - Communauté : Poé-vie
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